Sans Ben Arfa, l'OM n'était pas d'attaque
Face à un TFC bien en place défensivement, l’OM n’a pas réussi à se montrer dangereux. La faute à un jeu manquant d’imagination et de liant. Sans Ben Arfa ou autres Valbuena, l’OM n’est pas assez créatif…
L’objectif du coach marseillais était essentiellement de procéder à une grande répétition générale avant le début du championnat samedi prochain à Rennes. L’équipe alignée au coup d’envoi se rapprochait ainsi sensiblement du onze type pour la saison. Avec un constat : la présence de Cana sur le banc. L’idée de Gerets était d’aligner à la récupération un trio composé de M’Bami dans l’axe, Cheyrou plutôt côté gauche et Kaboré plutôt côté droit. Une tactique qui a montré ses limites au niveau de l’animation, surtout en terme de création. Le problème que les Olympiens n’ont pas su résoudre fut : comment trouver les espaces face à une formation adverse parfaitement bien regroupée dans sa moitié de terrain ? En passant par les côtés par exemple. Une solution dans un premier temps oubliée par les Olympiens qui pendant les vingt premières minutes ne sont pas arrivés à mettre en danger l’équipe toulousaine, hormis sur une tête de Cissé au-dessus suite à un corner de Koné prolongé au premier poteau (5e). Une occasion qui répondait à la première banderille lancée pour les Toulousains suite à une belle volée du gauche de Bonnet juste au-dessus dès la 2e minute. Un début de match qui allait s’avérer trompeur puisque de part et d’autres, on ne trouva pas les solutions offensives, ce qui eu don de rendre le spectacle assez terne. Toulouse n’était d’ailleurs de son côté que dangereux sur les coups de pied arrêtés.
L’OM lui trouva davantage d’allant offensif passée la demi-heure de jeu en utilisant enfin les couloirs. L’apport de Bonnart côté droit fut alors le bienvenu, de même que celui de Taiwo côté gauche. Le Nigérian fut ainsi à l’origine de la seule occasion franche de la première mi-temps avec un superbe centre qui fila jusqu’à Niang au second poteau. Mais ce dernier fut contré in extremis par un défenseur toulousain. On restait donc sur notre faim à l’issue de la première mi-temps. Comme le faisait remarquer José Anigo durant la pause, l’opposition très défensive des Toulousains était au moins un bon exercice pour les Olympiens qui auront droit tout au long de la saison à ce type d’équipe bien regroupée. Au retour des vestiaires, Gerets effectua trois changements. D’un 4-1-2-3, il passa à un 4-4-2 à plat. Avec Cana, Zenden et Grandin comme entrants à la place de M’Bami, Kaboré et Cissé. La paire Cana-Cheyrou était reconstituée à la récupération tandis que Niang et Koné étaient associés en pointe, Zenden et Grandin chargés eux d’animer les ailes. Hélas, le nombre d’occasions fut toujours aussi faible en seconde période. Grandin aurait pu par deux fois ouvrir la marque mais il fit un dribble de trop dans la surface (48e) et ne cadra pas sa reprise après un coup-franc finement joué par Taiwo (90e). Deux occasions en début et fin d’une seconde mi-temps dans l'ensemble plus équilibrée, les Toulousains se montrant légèrement plus menaçants sur les cages de Mandanda. Mais sans véritable danger non plus. Côté olympien, Koné et Niang en attaque semblaient plus chercher à éviter la blessure. Les entrées pour les dix dernières minutes des jeunes Ayew et Krstic (plus Zubar en défense) mirent un peu plus d’insouciance dans le jeu olympien, trop rigide et en panne d’imagination sur cette rencontre. Les absences conjuguées de créateurs comme Ben Arfa, Valbuena ou encore Ziani se sont faites ressentir. Gerets aura pu quand même retenir de précieux enseignements à une semaine du début de championnat. Il faudra se montrer plus créatif face à des équipes agissant de la sorte. Sans espace, l’OM a du mal à développer son jeu offensif basé sur la percussion et la vitesse. Allez, plus qu’une semaine pour rectifier tout ça !



